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[ Source : le blog (presque officiel ☺) des motards en colère ]

blog ffmcTrop, c’est trop ! En surtaxant le carburant au prétexte de l’Écologie, le gouvernement a fini par faire descendre dans la rue ceux qui subissent et qui ne manifestaient pas jusqu’à maintenant. Pour l’ensemble de la population qui n’est pas pour autant insensible à l’avenir de la planète, la transition écologique doit se faire avec les citoyens.

La question de la transition énergétique est trop importante pour l’aborder uniquement par cette ponction au porte-monnaie des usagers qui n’ont pas l’embarras du choix, mais juste le choix des embarras !

Les salariés contraints à des horaires de plus en plus acrobatiques ont-ils le choix ?
Les usagers qui voient disparaître les petites lignes SNCF ont-ils le choix ?
Les malades qui doivent aller en consultation à plus d’une heure de route parce que l’hôpital local a fermé, ont-ils le choix ?
Les retraités qui courent après un médecin de famille de plus en plus éloigné de leur domicile pour cause de déserts médicaux en extension ont-ils le choix ?
Les usagers en 2RM qui ont déjà renoncé à la voiture pour se rendre à leur travail depuis leurs banlieues ou à la campagne pas toujours bien desservies voire non desservies en transports collectifs ont-ils le choix ?

La FFMC a adressé un courrier à François de Rugy dès sa nomination au ministère de l’écologie pour proposer la solution deux-roues motorisé, légers, peu encombrants, peu polluants, dans le cadre de la transition énergétique… nous n’avons pas eu de réponse.

Si une organisation active, investie et si souvent mobilisée comme la FFMC ne recueille qu’une telle fin de non-recevoir de la part du ministère pourtant en charge de ces questions, comment s’étonner de la colère des « gilets jaunes » qui ont massivement dénoncé le mépris des élus qui prétendent nous gouverner ?

Ce qui s’est passé le 17 novembre ne vient pas de la planète mars : c’est le résultat d’une politique qui consiste à prendre dans la poche des citoyens de quoi faire des cadeaux à quelques autres, ceux parmi les plus contributeurs des désastres sociaux et environnementaux… C’est aussi la suite de la hausse des péages d’autoroutes alors que le réseau routier secondaire est à l’abandon, ça s’ajoute au 80 km/h qui a été imposé malgré le refus des usagers de la route qui ont bien compris que ça allait surtout alimenter les caisses de l’État… Bref, à force de presser des « usagers » au point d’en faire des « usagés », ça finit par craquer et quand tout le jus a été tiré, il ne reste plus que les pépins, avec leur amertume... comme ces gilets jaunes couleur peau de citron.

En attendant, pour faire vraiment de l’écologie en matière de transport, il faut d’abord travailler sur les raisons de se déplacer, favoriser le commerce et les produits de proximité, les circuits courts, les emplois et les services publics de proximité et les alternatives de déplacement… l’usage de motos moyennes, légères et économiques en carburant en est une… la gratuité des transports collectifs pourrait en être une autre. Le gouvernement va-t-il dans ce sens ? Pour paraphraser Nicolas Hulot, la réponse est non !

Un gouvernement qui ne fait que taxer des usagers déjà contraints tout en continuant à vendre des avions, à développer des autoroutes payantes et laisser les hyper-marchés organiser la production alimentaire n’a pas à nous faire la leçon en matière d’écologie ! Les français en ont ras-le-bol et ils l’ont dit le 17 novembre. Si le gouvernement « maintient son cap », l’avenir politique de notre pays va devenir aussi incertain que celui de la planète. Et personne n’en sortira gagnant.

[ Source : MotoMag ]

arton35134 8670fLe 10 et 11 novembre, la FFMC organisait ses Journées techniques et d’information ( JTI ) à Lamoura, dans le Haut-Jura. La « transition énergétique » était au cœur des débats.

 

Comme chaque automne, les Journées techniques et d’information (JTI) permettent à la fédération, à ses structures, aux associations adhérentes et bien sûr aux représentants d’antennes départementales, de débattre, de s’informer, de se former et surtout, de continuer collectivement à bâtir son avenir.

Cette année, près de 150 personnes ont travaillé sur le thème de la « Transition énergétique » : Quel avenir pour les véhicules à pétrole ? Quelles sont la part de réalité et la part d’intox dans les informations dont nous bombardent les médias, que ce soit sur la pollution ou sur la ressource énergétique, fossile ou renouvelable ? Ces journées de travail se sont aussi concentrées sur les moyens dont disposent les motards pour faire valoir leurs spécificités, leurs propositions et leurs attentes afin de défendre le déplacement à moto face aux restrictions qui s’étendent dans les agglomérations. Tels ont été les thèmes débattus par les acteurs de la moto réunis à cette occasion.

Ces Journées de travail et d’information qui ont lieu chaque fin d’année constituent un des moments forts de la FFMC. Elles sont un rendez-vous peu connu du grand public, mais indispensable pour comprendre, construire et se projeter afin qu’en matière de moto et de liberté, les Motards en colère ne laissent personne parler ni décider à leur place.

MB

 

lamoura jti 31328

 

 La FFMC affirme que la Sécurité Routière doit se faire avec les usagers et non contre eux. La prévention repose sur deux piliers fondamentaux : l’éducation continue des usagers, et l’entretien-gestion des infrastructures. Et quelle est la réponse des Pouvoirs publics ? La répression.

 

Action nationale : la FFMC rédige une proposition de loi qu’elle va soumettre aux parlementaires.

 

La FFMC était opposée au permis à points et au Contrôle Sanction Automatisé (CSA) ; elle en avait prédit les dérives qui sont désormais le quotidien des usagers de la route. Confère le CISR du 9 janvier : la baisse de la vitesse à 80 km/h sur les routes bi directionnelles. Et l’augmentation incessante des taxes sur les carburants ? Et partout des chaussées très abimées ? Les automobilistes n’en peuvent plus. Les motards n’en peuvent plus. La FFMC entend le cri unanime des usagers de la route :
RENDEZ-NOUS NOTRE ARGENT !

 

Puisque nous sommes ponctionnés régulièrement, sans avoir jamais causé le moindre accident, avec un bonus d’assurance au top ; puisque nous sommes tous coupables et tous responsables, alors nous voulons que cet argent nous revienne par le biais d’une vraie Sécurité routière.


Nous voulons que nos routes, celles que nous avons déjà payées plusieurs fois, soient entretenues et ne provoquent plus, ni n’aggravent d’accidents.
Nous voulons de la formation, de l’éducation, nous voulons que nos élus soient consultés et nous exigeons un droit de regard sur cette manne dont même la Cour des comptes s’étonne de l’usage.

Rejoignez-nous et soutenez la Loi FFMC !

 

CONTACTS PRESSE FFMC
Fabien Delrot, coordinateur : 06 31 57 79 58
Didier Renoux, chargé de communication : 01 48 18 12 15

 

La FFMC agit concrètement pour l’amélioration du réseau routier à travers sa participation aux travaux du Conseil national de sécurité routière (CNSR), elle organise des opérations motards d’un jour qui ont pour but de montrer aux responsables de l’entretien du réseau routier l’influence de leur état et des infrastructures sur la sécurité, elle met en place des opérations de marquage des points noirs du réseau routier afin d’en prévenir les risques, elle milite pour le doublement des glissières de sécurité, véritables guillotines pour les motards, elle a participé à l’élaboration des recommandations du CEREMA pour la prise en compte des deux-roues motorisés dans la gestion des infrastructures.

Non au 80 km/h, une autre sécurité routière est possible !

 

Alors qu’à partir du 1er juillet, jour des départs en vacances, la France se retrouve bridée à 80 km/h, la Fédération des motards en colère appelle les usagers de la route à manifester à nouveau contre cette nouvelle étape d’une surenchère réglementaire et coercitive qui, sous prétexte de « sauver des vies », éloigne toujours plus les usagers de la route des véritables enjeux de sécurité routière.
Pour la FFMC, il faudrait davantage renforcer l’éducation, les messages de prévention portant sur les distances de sécurité, le danger de la téléphonie en conduisant, l’attention portée aux usagers vulnérables (motos, cyclos, vélos, piétons…), sans oublier l’aménagement des zones à risque.

 

Six mois après l’annonce unilatérale du premier ministre décidant de limiter le réseau routier secondaire français à la vitesse de 80 km/h à partir d’une conviction « personnelle », la FFMC ne lâche rien dans ses alertes quant à une politique de sécurité routière devenue insupportable pour la grande majorité des usagers de la route.
Pourtant, une autre sécurité routière est possible !
Pour que les usagers de la route acceptent et partagent les enjeux de la sécurité routière, il faut œuvrer avec eux, et non contre eux.
Pour éviter les comportements à risques, il faut un continuum éducatif que la FFMC réclame depuis presque 40 ans.
Pour améliorer la sécurité sur les routes, il faut un réseau routier bien organisé et bien entretenu.
Pour favoriser une meilleure sécurité, il faut faciliter l’accès au réseau le plus sûr : les autoroutes (qui constituent également le réseau le plus rapide…)
Samedi 30 juin et dimanche 1er juillet, des dizaines de départs de manifestations organisées par la FFMC convergeront vers Agen, Amiens, Angoulême, Annecy, Avignon, Bayonne, Belfort, Besançon, Brest, Chambéry, Châteauroux, Dax, Le Mans, Limoges, Lyon, Metz, Nancy, Nantes, Orange, Pau, Poitiers, Rouen, Toulon, Toulouse, Tours, Valence… et bien entendu à Paris, au départ du Château de Vincennes, avec les motards d’Ile-de-France rejoints par les régions voisines.
Le premier ministre Édouard Philippe voulait une mesure de « rupture » ? Il l’a eu la rupture, mais ce sera celle des citoyens, exaspérés d’être encore et toujours traités comme des enfants en bas-âge… alors que ceux qui ont en droit de conduire sont aussi ceux qui sont en âge de voter.

 

Les statuts de la FFMC posent un certain nombre de valeurs que nous proclamons, et qui nous rapprochent de fait de ceux qui défendent, de manière générale ou particulière, les droits humains dans leur ensemble.
De ce fait, nous avons adressé aux associations AMA et GMC, adhérentes de la FFMC, un courrier de soutien comme suit :

 

Courrier aux associations AMA et GMC

La FFMC, et cela est rappelé dans ses statuts, a des valeurs qu’elle met en œuvre au quotidien dans ses actions, dans ses écrits, dans ses prises de parole.
Ces valeurs prônent en premier lieu la solidarité et le partage, la défense des minorités, et les motards en sont une parmi d’autres.
Votre association, qui est adhérente à la FFMC, représente et défend des minorités régulièrement opprimées, discriminées, à qui l’on refuse sans sourciller les droits si facilement accordés à la majorité.
Lors de nos dernières Assises, en Assemblée générale, les militants ont voté pour la convergence des luttes, à la condition que le choix de participer à d’autres manifestations soit libre, individuel ou collectif, sous aucune bannière politique et dans le strict respect des statuts et donc des valeurs de la FFMC.
A notre retour et lors de notre première réunion du Bureau national, nous nous sommes dit que pour toutes ces raisons, nous, FFMC, devrions inviter nos militants et tous les motards à rejoindre les marches des fiertés qui se rassemblent ce mois-ci partout en France (en Europe et dans le Monde) pour défiler sous les couleurs de la FFMC auprès des communautés LGBT et sous le drapeau arc en ciel.
Pour autant, nous nous y prenons un peu tard en ce mois de juin pour mettre en œuvre et rendre visiblement réciproque l’amitié et la confiance que vous nous faites depuis des années.
Nous souhaitons donc, par ce courrier, vous affirmer notre soutien dans vos combats et vos actions, pour ce mois des défilés des fiertés et pour le reste de l’année ; et nous nous engageons à l’afficher l’année prochaine si possible en défilant à vos côtés.

Pour le Bureau national de la FFMC :
Fabien Delrot, coordinateur

 

Motards, cyclistes, piétons, automobilistes… Tous les usagers de la route partagent un seul et même espace de déplacement. Pourtant, ils sont actuellement souvent opposés les uns aux autres, et ne parviennent plus à se comprendre. C’est donc pour permettre à l’ensemble des usagers de mieux connaître les habitudes de chacun afin de mieux partager la route que trois associations – « 40 millions d’automobilistes », la Fédération française des Motards en Colère (FFMC) et Mon Vélo est une Vie – collaborent aujourd’hui, jeudi 14 juin 2018, à un nouveau projet – Ensemble, créons le partage de la route de demain (www.partagerlaroute.com) – et proposent à tous de s’engager pour plus de respect et de sécurité sur la route.

 

Pour faire part de votre engagement à respecter tous les usagers de la route,
rendez-vous sur www.partagerlaroute.com.

L’association Mon Vélo est une Vie a pour mission d’alerter les pouvoirs publics sur la sécurité des cyclistes, pour trouver un moyen de pratiquer le cyclisme en toute sécurité ; « 40 millions d’automobilistes » est la seule association nationale de défense des automobilistes reconnue d’intérêt général ; la FFMC prône le partage de la route et la pratique de la moto de façon la plus sécurisée possible. Ensemble, les 3 associations ont pris l’initiative de se rencontrer et de mener un projet commun pour permettre aux usagers de la route de mieux comprendre les comportements et spécificités de chaque mode de déplacement.
« Les politiques urbaines menées depuis quelques années en faveur des modes de transport actifs provoquent des tensions entre les usagers de la route. En particulier, l’automobiliste a l’impression qu’on le prive peu à peu de son espace de déplacement au profit du cycliste, et cela, il ne le comprend pas et ne l’accepte pas » explique Pierre CHASSERAY, délégué général de « 40 millions d’automobilistes ».
« Le principal problème, partagé par les cyclistes et les motards qui ont des modes de déplacement et de placement sur la chaussée qui leur sont propres, c’est leur faible prise en compte par les autres usagers protégés par une carrosserie qui, en procurant un sentiment de sécurité, les entraîne à relâcher leur attention, phénomène encore aggravé par tous les dispositifs connectés qui se multiplient à bord des voitures… De ce fait, au moindre accrochage, les usagers en deux-roues payent au prix fort ce déficit de perception par les usagers carrossés. » analyse Didier RENOUX, chargé de communication de la FFMC.
Pour apaiser les tensions entre usagers et parvenir à une cohabitation sur la route qui favorise la sécurité de tous, le projet Ensemble, créons le partage de la route de demain propose à tous de s’engager, via le site Internet dédié www.partagerlaroute.com, à faire preuve d’attention et de bienveillance envers l’ensemble des usagers de la route, de façon à construire une communauté respectueuse et améliorer la sécurité sur les routes. Une série de vidéos explicatives des spécificités de chaque mode de déplacement sera postée sur le site Internet, pour mieux informer les usagers.
« Le message à retenir, c’est qu’il faut de la tolérance. Rien ne sert de s’opposer les uns aux autres, car cela ne peut se faire qu’au détriment de la sécurité des usagers. Il faut de la tolérance, parce qu’un automobiliste ne fait pas forcément exprès de rouler un peu trop près d’un cycliste, ou qu’un cycliste ne fait pas volontairement un écart. Travaillons ensemble pour trouver le meilleur moyen d’être en sécurité sur la route » conclut Téodoro BARTUCCIO, président de Mon Vélo est une Vie.

Pour faire part de votre engagement à respecter tous les usagers de la route,
rendez-vous sur www.partagerlaroute.com.

Voir en ligne : Site partager la route

Dans sa vaste tournée pour promouvoir la baisse de vitesse à 80 à travers la France, M. Barbe est passé nous voir dans le Vaucluse. Invitée, la FFMC 84 était présente à sa conférence au milieu des responsables de police, gendarmerie, divers services départementaux et associatifs... Prévenus par les antennes ayant subi l’exercice chez elles et habitués à ce genre de personnes, nous n’attendions pas grand chose de cette présentation jouée d’avance, mais elle n’aura pas été si inutile, car elle aura au moins permis de comprendre comment les partisans du 80 ont pu vendre cette mesure au Premier Ministre, entre autres.

 

Le discours est bien ficelé, étayé de jolis graphiques qui font bien "scientifique", et assené avec une conviction à faire pâlir un télé-évangéliste. M. Barbe a réponse à tout, il faut dire qu’à force de se faire allumer dans les médias et les débats, il a eu le temps de se roder aux contre-arguments. Quiconque n’est pas bien informé au préalable des enjeux réels ou est sujet par nature à un certain dogmatisme - sans parler de ceux qui gobent sans réfléchir la bonne parole gouvernementale - peut facilement se laisser convaincre. A défaut d’être compétents en sécurité routière citoyenne, les sbires le sont en communication. En gros le principe défendu c’est que moins on roule vite, moins les accidents sont graves, quelles qu’en soient les causes. Donc que l’accident soit dû à l’alcool, à la distraction, à une chaussée abimée, à un sanglier ou à une vitesse inadaptée, que l’on soit à l’origine de l’accident, que ce soit un tiers, tout est amélioré comme par magie. Il y a bien une certaine logique indéniable derrière tout cela. Oui la vitesse est un facteur aggravant, il serait absurde de le nier. Mais le raisonnement de cette politique ne tient pas.

Les études présentées sont biaisées et incomplètes, et M. Barbe a beau insister que ce soit issu de plus de 500 travaux internationaux depuis des décennies, si elles présentent les mêmes biais d’analyse, elles n’ont guère de valeur. On fait dire ce qu’on veut aux chiffres, surtout en occultant tant de paramètres pour ne garder que ce qui va dans le sens voulu. Par exemple, une bonne partie de l’argument est calculé sur l’accidentalité proportionnellement au kilométrage du type de chaussée... SANS prendre en compte le trafic ! On ne prend pas non plus en compte les causes de déclenchement, les situations exactes. Ainsi M. Barbe nous dit que nous motards devrions nous réjouir que les voitures roulent moins vite et réduisent ainsi la gravité des impacts... c’est bien méconnaître ce qui nous tue le plus !

Au-delà de ça, le point de divergence irréconciliable est bien la philosophie d’ensemble. C’est pour cela que le dialogue ne fonctionne pas (et probablement qu’il nous est refusé), pour cela aussi qu’ils ne comprennent pas que leurs mesures soient aussi mal acceptées par l’opinion publique, au point de devoir dépenser des millions en propagande pour faire passer la pilule. Ils assument l’impopularité car ils se disent convaincus de l’efficacité de la mesure, tout comme les prédicateurs assument de se prendre des portes dans la tête à longueur de journée car ils sont convaincus d’œuvrer pour le bien. Parler avec M. Barbe et consorts donne l’impression de débattre avec quelqu’un de profondément religieux, sur qui la logique et les divergences de points de vue n’ont pas de prise. Bien sûr ils disent entendre et respecter les différences d’opinion, être prêts à revenir en arrière dans deux ans, mais ce n’est que façade.

Ils ont vu un miracle, une solution universelle super pratique : en agissant sur le seul levier "vitesse", on joue sur toutes les causes. Celui qui roule bourré, l’accro du téléphone, le bigleux de service, la pelletée de gravillons, continueront de causer des accidents exactement comme avant, mais on espère que dans certains cas, la vitesse moindre permettra d’éviter ou d’atténuer le choc. Et vous savez le pire ? Ils n’ont pas forcément tort ! Mais ce n’est pas assez. Ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu. C’est un renoncement, un désengagement, un aveu de faiblesse caractérisé. Ils nous disent en gros : on n’arrive pas assez à faire évoluer les comportements, on n’arrive plus à entretenir optimalement les routes, on abandonne sur les causes d’accidents. Mais vous vous ferez peut-être moins mal. C’est une logique comptable emblématique de ce gouvernement, mais tout simplement inadmissible.

Le problème c’est qu’on a perdu toute confiance avec les dérives que l’on connaît au système de contrôle-sanction automatisé, qui ne font que s’amplifier. Le problème est qu’on sait que les solutions globales ne fonctionnent pas pour les cas particuliers, et réduire la vitesse partout, tout le temps, va annuler le gain de sécurité apporté par les bonnes solutions localement adaptées à des situations particulières. Le problème, on ne le répètera jamais assez, c’est que la vitesse n’est pas la question, et que cette baisse de limitation a pour effet pervers de braquer la population, au lieu de remporter son adhésion indispensable sur ces sujets. Le problème est qu’au lieu d’expliquer vraiment, on veut convertir, au lieu de responsabiliser, on lobotomise. Pour ces gens-là, la sécurité routière est devenue comme une religion pervertie, outil d’asservissement des masses au service des puissants, sous couvert de bien commun. Ce n’est pas notre vision de la société et de la route. Nous voulons des citoyens éduqués, conscients, une application de la loi et des sanctions proportionnels à l’enjeu et qui ne perde jamais de vue l’humain.

Un mot pour finir sur un des aspects du CISR : n’oublions pas qu’il contient bien d’autres mesures que les 80 km/h, certaines étant même plutôt pertinentes à défaut d’être originales, ne faisant que renforcer des dispositifs existants ou rappelant des vœux pieux déjà émis dans des CISR précédents. La mesure 15 propose d’autoriser l’allumage des feux de brouillard sur les motos, et nous avons attiré l’attention de M. Barbe, qui se présente lui-même comme motard passionné parcourant 10.000 km par an, sur le fait qu’il n’y a actuellement aucune moto qui en propose d’origine, très peu en option, et que l’offre d’accessoires de seconde monte est aux limites de la légalité. L’explication donnée est que faire évoluer la réglementation concernant les véhicules est un sujet européen très compliqué et très long (on en sait quelque chose !) et que cette approche est destinée à inciter les constructeurs à proposer plus de feux pour améliorer la visibilité... C’est encore un autre exemple qui ne tient pas et démontre une méconnaissance du sujet, malgré les concertations qu’il y a eu avec de vrais experts comme ceux de l’IFFSTAR. Augmenter le gabarit visuel pour améliorer la conspicuité (probabilité d’une personne ou d’un objet d’être vu dans un environnement donné) est une piste bien connue, mais des feux de brouillard ? Par définition, ils doivent être placés aussi bas que possible, sont éblouissants, de courte portée... et rien n’empêche les constructeurs de placer des feux adaptés, par exemple au dos des rétros ce qui est idéal... et que certains font déjà !

La sécurité routière est trop importante et quotidienne pour être traitée avec tant de dogmatisme et de mépris des usagers, à commencer par leurs représentants qui consacrent tant de temps et de ressources à participer au CNSR sans être écoutés ni consultés.

Frédéric - FFMC 84

Tous usagers confondus, la circulation en particulier citadine est de plus en plus tendue. En cause, une cohabitation entre usagers rendue de plus en plus difficile par les engorgements que subissent les automobilistes, et dont tentent de se sortir les usagers de deux-roues, motorisés ou non. Quitte à parfois ignorer les règles de bonne conduite, ce qui signifie d’abord le respect d’autrui, et aussi le respect de règles. Une situation jugée insupportable par beaucoup, qui tentent d’apporter leurs propres réponses à ce problème.

 

Résultat, on voit tant sur les réseaux dits sociaux que dans les médias de plus en plus de dénonciations des uns par les autres... et réciproquement. Pour quel résultat ? Du buzz, et rien que du buzz. Opposer les gens n’a jamais rien apporté de bon, surtout que personne n’apporte de réelle solution. Pour s’en convaincre, celles et ceux qui ont vu l’émission « Envoyé Spécial » de jeudi 24 mai ne peuvent que le constater : il ne s’agit que de dénoncer les comportements déviants, sans jamais chercher à produire les bons exemples !
Pourtant, trois associations d’usagers, la Fédération française des motards en colère, 40 millions d’automobilistes et Mon vélo est une vie ont décidé de travailler ensemble à faire avancer les choses. Convaincues de ce que le respect mutuel et le partage de la route sont les pierres angulaires d’une évolution positive vers une entente des différents usagers de la route, nos trois associations, travaillent ensemble à l’élaboration d’une proclamation initiale en faveur du partage de la route et vont continuer à œuvrer dans ce sens, tant en interne qu’en externe. Pour mémoire, la FFMC et 40 millions d’automobilistes siègent également aux côtés d’autres associations au Conseil national de sécurité routière (CNSR), dont les travaux dans ce sens de partage de la route peinent à trouver l’écho qu’ils devraient mériter du côté des pouvoirs publics.
Ensemble, nous sommes plus forts et c’est unis que nous ferons évoluer les choses, par l’information, l’éducation plutôt que par la dénonciation des uns par les autres comme on le voit dans les réseaux sociaux ou dans les médias, ou que la sanction par des forces de l’ordre bien insuffisantes pour assumer leur mission.

 

Aujourd’hui, mercredi 16 mai 2018, l’association « 40 millions d’automobilistes » et la Fédération française des motards en colère apprennent dans une note interne rédigée par le ministère de l’Intérieur et publiée cette semaine par Le Canard enchaîné que le Gouvernement met en doute la légalité de l’externalisation de la gestion des voitures-radars embarquées ; alerté à ce sujet, le Délégué interministériel à la Sécurité routière Emmanuel BARBE fait la sourde oreille. « 40 millions d’automobilistes » et la FFMC demandent la suspension immédiate de la mesure qui est déjà entrée en vigueur en Normandie et demandent au Président de la République d’arbitrer le système.

 

La note, rédigée par la Direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ) le 30 mars 2017, expose que « l’externalisation [des contrôles de vitesse] devrait être prévue par la loi, celle-ci devant expressément prévoir la possibilité, pour des opérateurs privés, de procéder à ces opérations ».

 info FFMCVersion PDF

Monsieur le 1er Ministre,
Nous avons l’honneur de ne pas vous demander audience.

 

A quoi bon ? Dès avant le 9 janvier, votre décision était prise. Sans tenir compte ni même seulement entendre en séance plénière du Conseil national de sécurité routière (CNSR) les associations qui comme la nôtre travaillent d’arrache-pied, au prix de grands sacrifices de leurs bénévoles, pour faire en sorte que les usagers comprennent et s’approprient les enjeux de sécurité routière.

 

Non, vous, vous avez décidé, avant des échanges qui pourtant auraient pu éclairer votre démarche : nous avons fait des recherches : avant votre nomination, la sécurité routière au niveau où nous la pratiquons vous était étrangère. Par ailleurs, elle était totalement absente du programme du Président Macron, à part pour en dire qu’il était opposé à la mise en œuvre généralisée des 80 km/h…

 

Devons-nous en conclure que vous jugez n’avoir rien à apprendre des spécialistes que nous sommes ? Le son de cloche des actuaires de la DSR vous suffit ? Puisque vous n’entendez pas toutes les parties prenantes, vous décidez, vous tranchez...

 

Vous êtes le 1er Ministre. Mais vous donnez votre avis personnel sur le sujet : l’avis d’Edouard Philippe... Pas nous monsieur le 1er Ministre. Nous, nous portons la voix de nos adhérents et bien au-delà, celle du Mouvement motard FFMC qui s’appuie sur bientôt 40 années de travail assidu dans tous les domaines qui touchent aux deux-roues motorisés.

 

Nous portons la voix de milliers de motards et scootéristes que la politique de sécurité routière pratiquée par vos services tue chaque jour sans rime ni raison. Si les propositions faites par la FFMC depuis des dizaines d’années avaient été mises en œuvre, nous n’en serions pas là à ce jour. Nous le savons et mieux, nous le prouvons : nous avons pallié les manquements des Pouvoirs publics en créant nous-mêmes les outils de notre propre sauvegarde. A notre échelle ? Non, nous avons fait plus grand que nous : nous avons créé une Mutuelle d’Assurance, une maison d’Edition, une association de formation qui gère un réseau de moto écoles éthiques, une association d’éducation populaire pour les jeunes, notre programme pour la jeunesse a obtenu l’agrément de l’Éducation nationale, nos militants interviennent en milieu scolaire pour sensibiliser... Nous ne faisons pas que nous opposer ou réclamer monsieur le 1er Ministre, nous mettons en œuvre, nous ne sommes pas les agités du casque que certains veulent faire accroire. Nous sommes la Fédération Française des Motards en Colère.

 

Nous avons sollicité Madame Royale en son temps, Monsieur Hulot dernièrement, sans retour aucun. Le mépris. Le mépris des classes dites dirigeantes pour leurs administrés. Ce mépris exprimé et ressenti également par les élus de la République, y compris ceux de vos propres rangs, car eux non plus vous ne les avez pas consultés. Alors que nous, si. Certains nous soutiennent, le savez-vous ?


Nous leur avons écrit et parlé. Et ils nous ont entendus. Mais pas vous. Pourtant nous en sommes persuadés, il nous faut échanger. La FFMC n’est pas opposée aux 80 km/h par un principe benêt d’opposition systématique. Ce sont 37 années de réflexion, d’actions et de recherches qui l’ont amenée là. La politique de sécurité routière répressive pratiquée par vos services est mauvaise pour la cause même qu’elle prétend servir ! Et tout particulièrement pour les usagers fragiles dont nous faisons partie. Nous le savons ! Nous le vivons tous les jours sur le terrain !

 

Monsieur le 1er Ministre, vous voulez sauver des vies ? Nous, nous en sauvons. Voulez-vous savoir comment ? Voulez-vous entendre ce que nous avons à dire ? Voulez-vous écouter nos propositions, qui font nos revendications ?

 

La balle est dans votre camp : dans l’attente de l’écoute que vous, Monsieur le 1er Ministre, nous refusez comme vous refusez d’écouter les élus de la République, députés, sénateurs, présidents de conseils départementaux, maires et surtout, la grande majorité des citoyens de notre pays, dans l’attente de cette concertation qui n’existe que dans les éléments de langage de votre gouvernement, nous nous ferons entendre par les derniers moyens d’expression que vous nous laissez : la rue.

 

Pour la Fédération Française des Motards en Colère,
Pour le Bureau national,
Fabien Delrot, coordinateur.

 

 

 

 

lettre ouverte 80kmh ffmc vignette

Le Premier ministre Édouard Philippe défend la limitation à 80km/h sur les routes secondaires et a donc décidé de montrer l'exemple, quitte à en faire un peu trop.

7793248985 edouard philippe le 2 mai 2018 a bourges[ Source : RTL ]

Mercredi 2 mai dans le Cher, un cortège de deux motards et six voitures aux vitres teintées avance plus lentement que tout le monde. Édouard Philippe, en délocalisation trois jours durant pour "rencontrer des acteurs de terrain", a décidé d'adapter la vitesse de sa berline aux 80 kilomètres par heure qui seront imposés sur le réseau secondaire à partir du 1er juillet.

Au milieu des champs, entre une visite au marché aux bestiaux avec les moutons au bout du département et les sifflets de la CGT à la mairie de Bourges, le Premier ministre roule très précisément à 80km/h. Le chef du gouvernement fait bel et bien du zèle. Dans un département où 98% des routes sont des routes secondaires, cela agace.

 

"Je travaille à 35 kilomètres d'ici et je prends des routes secondaires, alors je pense que cela va augmenter mon temps de trajet", grogne une automobiliste. "Eux, à Paris, ils ne sont pas trop impactés, nous c'est sûr qu'on l'est plus dans le département", s'agace un autre conducteur.

 

"Je savais, en prenant cette décision, qu'elle allait susciter beaucoup de commentaires, parfois un peu d'incompréhension, parfois même de la colère", a réagi Édouard Philippe. Habituellement, quand il ne passe pas trois jours dans un département, celui-ci roule beaucoup plus vite. La dernière fois que RTL a essayé de le suivre, lors d'un retour du Havre, son véhicule roulait sur l'autoroute à 180km/h.

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La Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) et l’Association pour la Formation Des Motards (AFDM, branche formation du Mouvement motard FFMC) apportent leur soutien au communiqué de presse de l’intersyndicale qui représente les écoles de conduite au Conseil Supérieur de l’Education Routière (CSER).

Alors que les écoles de conduite sont le seul lieu où se pratique un réel apprentissage de la Sécurité routière, elles sont malmenées depuis plusieurs années suite aux décisions de la loi Macron, menacées d’ubérisation et montrées du doigt par les médias avec des conséquences dramatiques pour nombre d’entre elles.

 

La FFMC et l’AFDM, qui siègent également au CSER, dénoncent ces prises de décisions arbitraires des politiques qui n’attendent même pas les conclusions des organismes constitués des professionnels concernés qu’ils ont eux-mêmes mis en place !

 

La mascarade autour de la Sécurité routière continue : à l’instar de ce qui se passe avec les 80 km/h et le Conseil National de Sécurité Routière (CNSR) : ni les premiers concernés, ni les spécialistes de la question ni les élus de la République ne sont consultés ni écoutés.

Puisqu’il n’y a pas moyen de se faire entendre dans les salles de réunion, il ne nous reste plus que la rue !

 

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Marc Bertrand c'est rendu au Sénat mardi 6 mars pour le compte de la FFMC.

[ Source : MotoMag ]

Le Sénat a créé, début février, un groupe de travail chargé « d’évaluer, sans a priori, l’utilité et l’efficacité pour la lutte contre l’insécurité routière de certaines mesures annoncées par le Gouvernement ». Pour nourrir leur réflexion, les sénateurs ont invité la FFMC à prendre place autour d’une table ronde le 6 mars.

 

Marc Bertrand se rendra au Sénat mardi 6 mars pour le compte de la FFMC. Marc Bertrand se rendra au Sénat mardi 6 mars pour le compte de la FFMC.

 

La bataille contre les dernières annonces du CISR et, tout particulièrement le 80 km/h, se passe sur deux fronts : dans la rue avec les mobilisations qui s’enchaînent week-end après week-end et au niveau institutionnel avec de nombreux courriers envoyés aux députés et aux sénateurs. Les sénateurs eux-même se sont sérieusement emparés du dossier à plusieurs reprises. Après avoir auditionné Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière, les sénateurs ont créé un groupe de travail chargé d’évaluer la pertinence des dernières annonces du 1er ministre - 80 km/h en tête - puis lui ont fait parvenir un courrier demandant la suspension de cette mesure d’abaissement de la vitesse maximale autorisée jusqu’à ce que le groupe de travail livre ses conclusions.

 

L’expertise de la FFMC reconnue
C’est précisément dans le cadre de ce groupe de travail que les sénateurs ont convié la FFMC à assister à une table ronde afin de livrer son expertise en matière de sécurité routière à deux-roues. Alors que l’AFDM vient d’être auréolée d’un label européen, la fédération des motards en colère est donc une nouvelle fois reconnue comme un interlocuteur incontournable pour tout ce qui concerne la sécurité des usagers à deux-roues et l’éducation routière. Le 6 mars, Marc Bertrand, chargé de sécurité routière de la FFMC, se rendra donc au Sénat pour la fédération afin de livrer son analyse sur ce dossier et exposer les mesures qui peuvent réellement sauver des vies sur la route.

[ Source : Moto-Mag ]

arton34064Dans un courrier en date du jeudi 9 février, adressé au Premier ministre Edouard Philippe, le Sénat a officiellement demandé la suspension de « la mise en place de la limitation à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur certaines routes dans l’attente des conclusions du groupe de travail. »

 

Le ton monte donc d’un cran alors que la commission des lois du Sénat avait déjà demandé des explications au gouvernement, comme nous vous l’annoncions dans l’édito du Moto Magazine actuellement en kiosque (#344). S’il n’est pas encore temps de crier victoire - loin de là - réjouissons-nous au moins du fait que le Sénat précise que « l’effet d’une mesure est d’autant plus significatif qu’elle est comprise et acceptée par la population ». Voilà qui résume en une phrase les positions de la FFMC qui demande que la Sécurité routière soit faite pour les usagers et non contre eux. A suivre...

 

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Le courrier au format PDF est accessible en cliquant sur ce lien.

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Sous la présidence de Philippe Bas (Sénateur de la Manche – Les Républicains) et Hervé Maurey (sénateur de l’Eure – Union Centriste), la commission des lois et la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat ont entendu, mercredi 24 janvier, Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, pour obtenir des explications complémentaires sur le plan gouvernemental de lutte contre l’insécurité routière. L’audition est disponible en vidéo en cliquant sur ce lien.

À l’issue de cette audition, les deux commissions ont créé un groupe de travail commun sur la sécurité routière composé de trois membres : Michel Raison (Haute-Saône – Les Républicains), Michèle Vullien (Rhône – Union Centriste) et Jean-Luc Fichet (Finistère – Socialiste et républicain). Ce groupe de travail a été chargé de procéder à des auditions préparatoires à la tenue d’une table ronde sur la sécurité routière ouverte à tous les sénateurs.

[ Source : FranceRoutes ]

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Le 9 janvier, le Premier ministre a annoncé une mesure destinée à améliorer la sécurité routière qui fait grincer des dents chez les conducteurs, automobilistes et motocyclistes confondus, et qui suscitent nombre d’interrogations chez les professionnels de la route : la vitesse maximale autorisée (VMA) sur les routes à double-­sens, sans séparateur central va baisser de 90 km/h à 80 km/h. Cette nouvelle limitation de vitesse sera effective à partir du 1er juillet 2018. En conséquence, la limitation de vitesse des camions va-t-elle être modifiée ?

L’échéance, pour cette nouvelle limitation de vitesse à 80 km/h instaurée par Edouard Philippe sur les routes nationales et départementales sans séparateur de voie, est fixée à juillet 2018. « Il est instauré une clause de rendez-­vous au 1er juillet 2020 afin d’étudier avec précision et objectivité l’impact sur l’accidentalité de cette mesure », précise la Direction à la sécurité routière (DSR) au ministère de l’Intérieur.

[ Source : France Culture ]

[ Source : Moto-Mag ]

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Parce que l’union fait la force, l’association 40 millions d’automobilistes a indiqué aujourd’hui qu’elle s’associait à la FFMC pour lutter contre l’entrée en vigueur du 80 km/h.
 

L’association 40 millions d’automobilistes a annoncé aujourd’hui qu’elle s’associait aux « actions de la FFMC pour lutter contre l’entrée en vigueur des 80 km/h, prévue pour le 1er juillet prochain et jugée inutile par 3 Français sur 4 ».

Opposée à la mesure depuis les premières annonces ministérielles, l’association de défense des automobilistes rejoint logiquement l’association de défense des motards pour lutter contre cette mesure à l’issue du comité interministériel de sécurité routière (CISR) du 9 janvier.

 

« En validant cette mesure, le premier ministre a cédé à des lobbies très influents mais totalement déconnectés des réalités routières qui ne font de la "sécurité routière" qu’avec des formules mathématiques archaïques et qui ne prennent pas en compte un comportement induit des conducteurs face à une mesure incomprise » souligne Daniel Quéro, président de 40 millions d’automobilistes.

 

En s’associant à la FFMC, 40 millions d’automobilistes « permet à tous les Français qui le souhaitent de se mobiliser et espère que le gouvernement entendra les revendications des usagers de la route et reviendra sur sa décision. Car il est temps que le gouvernement s’emploie à faire de la sécurité routière avec les usagers et non contre eux » a poursuivit Daniel Quéro.

 

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France Wolf de la FFMC et Daniel Quéro de 40 millions d’automobilistes

[ Source : LaTribune ]

80 km hLe gouvernement a décidé de réduire, dès le mois de juillet, la vitesse autorisée sur les routes nationales et départementales de 90 à 80 km/h. Ingénieur général honoraire des Ponts et Chaussées, Claude Abraham analyse l'impact économique de cette mesure.

 

Le gouvernement a décidé de réduire à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur l'ensemble des routes nationales, la plupart départementales, à chaussées non séparées, afin d'y réduire la mortalité liée à la circulation routière. Si nous étions aux Etats-Unis, ou au Royaume-Uni, une telle décision aurait été précédée d'une étude économique, dite « benefit-cost ratio », ou « étude d'impact », ou « étude de rentabilité », obligatoire en France pour les seuls projets de loi, ou les projets d'investissements publics importants, mais pas pour les réglementations (hors établissement ou modification de normes). Pourtant...

350 décès en moins chaque année = 4,8 milliards d'euros d"économies

En 2016, on a déploré en France métropolitaine 3.655 tués sur les routes, dont 1.911 sur les routes objets de la nouvelle réglementation, dont on estime (espère) qu'elle pourrait éviter 350 victimes chaque année. Les experts estiment également que la vitesse maximale de 80km/h induirait une vitesse moyenne de 76 km/h, contre 82km/h jusqu'ici.

Combien « valent » ces 350 morts. Selon le Bilan de l'accidentalité 2016 de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, en additionnant les valeurs dites « tutélaires » des morts, blessés graves, blessés légers, accidents matériels liés aux accidents corporels, et autres dommages matériels, on arriverait à une valeur totale annuelle de l'insécurité routière de 50 milliards d'euros. Une simple règle de trois, sans doute contestable, conduirait à estimer à 4,8 milliards d'euros l'économie liée à la réduction de cette mortalité.

rubon12 99180La FFMC sort ses antennes pour dénoncer la politique démagogique de Sécurité routière de ce gouvernement.

 

La FFMC sort ses antennes pour dénoncer la politique démagogique de Sécurité routière de ce gouvernement.

Moins d’une semaine après les annonces du Premier Ministre Edouard Philippe le 9 janvier, le constat est simple : les usagers de la route sont tellement remontés que les prises de contact des antennes de la FFMC explosent ! Partout en France les antennes de la FFMC organisent actions et rassemblements pour s’opposer aux mesures énoncées mardi dernier car elles sont, encore une fois, de mauvaises réponses à de mauvaises questions.

Il n’y a jamais eu autant de radars et de contrôles de tous ordres et pourtant la mortalité augmente. Quand les Pouvoirs publics admettront-ils que la répression n’est pas une solution ?

Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) se réunit avant même que le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) ait pu faire ses recommandations ? A quoi sert-il ?

Ça suffit.

La FFMC appelle TOUS les usagers de la route, toutes catégories confondues, à se rapprocher de ses 86 antennes départementales et de son Secrétariat national ! Rejoignez-nous car plus nombreux, nous serons plus forts !

Des actions locales et régionales sont organisées partout en France, faites-le savoir, le printemps 2018 sera chaud en Motardie !

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CISR du 9 janvier 2018 : le Premier ministre Édouard Philippe dit qu’il veut « sauver des vies » en promulguant la limitation de vitesse à 80 km/h au lieu de 90 sur le réseau bidirectionnel.

 

Argument démagogique ! S’il veut sauver des vies,


• Qu’il fasse doubler toutes les glissières de retenue qui transforment une dizaine de motards par an en steak haché (ça fait juste des décennies qu’on le demande).
• Qu’il légifère ou réglemente pour que les recommandations du Cerema sur la prise en compte des 2RM dans la conception des infrastructures routières soient enfin rendues obligatoires (ça fait des années qu’on le demande).
• Que les professions de l’enseignement de la conduite soient revalorisées au lieu de les faire disparaitre par la concurrence des formations par Internet (permises par la Loi Macron !).
• Qu’il rende les autoroutes gratuites : c’est le réseau le plus sûr mais également le plus cher !
• Qu’il s’arrange pour que l’entretien du réseau routier existant ne soit plus laissé à l’abandon comme tous le constatent depuis plusieurs années.
• Que les "stages de sécurité routière" soient proposés gratuitement dans les 12-24 mois après le passage du permis, ou tous les 10 ans pour tous les conducteurs, plutôt qu’ils soient obligatoires, payants, et seulement pour récupérer des points de permis.


Toutes ces pistes d’améliorations réelles de la Sécurité routière en France sont de sa compétence de 1er ministre qui répète "qu’il faut avoir du courage."
S’il en a, qu’il le montre !


Il ne peut pas faire tout ça ? Ça coûterait trop cher ? Eh bien s’il ne peut pas ou ne veut pas, qu’il s’abstienne de déclarer vouloir "sauver des vies !".


Les associations s’en occupent déjà et avec leurs propres moyens ! Ses déclarations sont donc incantatoires et démagogiques. Ce n’est pas en jouant avec une formule mathématique qu’on sauve des vies, mais en agissant sur la formation et la qualité des infrastructures !

 

La coupe est pleine, la FFMC va se mobiliser !

[ Source : ffmc.fr ]

Par un jugement du 7 décembre 2017, le tribunal de Commerce de Bobigny a décidé la sortie de la période d’observation pour les Editions de la FFMC à compter du 7 janvier.

 

Comme l’ensemble de la presse magazine, Moto Magazine est confronté depuis plusieurs années à la révolution de son modèle économique et des usages de ses lecteurs. Après avoir longtemps essayé toutes les pistes disponibles, les Editions de la FFMC ont dû se résoudre à se placer sous le régime du redressement judiciaire en septembre 2016. Moins de 18 mois plus tard, le tribunal, constatant la bonne santé économique du leader de la presse moto française, a décidé sa sortie de la période d’observation à compter du 7 janvier.

 

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La Mutuelle des Motards et la FFMC, actionnaires à parité des Editions de la FFMC, se félicitent de cette décision qui va permettre aux équipes de Moto Magazine de poursuivre la réflexion sur leur projet de relance, conciliant ainsi l’excellence journalistique et l’exigence éthique qui ont présidé à sa création, avec les défis portés par la révolution de l’information de ce début de siècle.

 

Pour Fabien Delrot, coordinateur de la FFMC, « les équipes de Moto Magazine sont unanimement engagées et ce, depuis le début, dans l’élaboration du projet de relance, autour du gérant Thierry Diller. Nous soutenons pleinement, en tant que partenaire des Editions de la FFMC, leur démarche et leurs efforts pour assurer sa pérennité, et sa place unique dans le paysage de la presse moto en France ».

 

« Cette décision est une juste récompense pour l’ensemble des équipes du magazine », commente Patrick Jacquot, P-DG de la Mutuelle des Motards. « Elles ont fait preuve de beaucoup de cran dans cette période d’observation, mais la qualité de leur travail et leur attachement aux valeurs du magazine et l’appartenance à notre mouvement ont payé ».

[ Source : LCP ]

 

Reprise d'une interview de Marc BERTRAND, Porte-parole de la FFMC

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Extrait à 31 min :

 

Extrait à 40 min : 

 

 

Diffusée le 09/01/2018

 

Les invités :

Julien Dive, Député Les Républicains de l'Aisne

Jean-Luc Bennahmias, Président du Front démocrate

Emmanuel Renard, Porte-parole de l'association "Prévention routière"

Daniel Quéro, président de l'association "40 millions d'automobilistes".

Ça vous regarde, votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société avec un débat en prise directe avec l´actualité politique, parlementaire, sociale ou économique...


Carrefour d´opinions, ce talk quotidien offre un espace d´échange exclusif pour ministres, députés, élus locaux, experts, personnalités de la société civile et sentinelles citoyennes qui débattent sur le thème du jour pour faire entendre leur voix.

Emission participative, Ça vous regarde élargit le débat pour le rendre accessible à tous sur Twitter (@LCP, #CVR) et les webcams.

 

 

Version Intégrale :

 

 

[ Sources : Site FFMC Bureau National ]


La Commission permanente « Éducation Routière de la Jeunesse » (ERJ) est née, lors des Assises 2006 de la FFMC, de la volonté commune des structures de son Mouvement (FFMC, FFMC-Loisirs, Assurance Mutuelle des Motards, Association de Formation Des Motards, Éditions de la FFMC) de promouvoir ensemble le développement d’une politique d’éducation à la sécurité routière cohérente.